Le ministre de la justice et de la législation, Joseph Djogbénou face à la presse pour donner sa lecture et celle du gouvernement sur l’affaire dite Léhady Soglo dans laquelle, le maire de la ville de Cotonou a été suspendu de ses fonctions pour deux mois et une tentative d’arrestation a été orchestrée en son domicile.
Aucune autorité de la chaine judiciaire ou gouvernementale n’a donné un ordre pour arrêter qui que ce soit a d’entrée affirmé Joseph Djogbénou, ministre de la Justice, en conférence de presse dans ce qu’il faut désormais appeler Affaire Léhady Soglo. Une conférence de presse initiée pour une mise au point tant dans l’opinion nationale qu’internationale, selon l’information vite répandue et qui mettrait au premier plan, l’implication du gouvernement. Et Me Joseph Djogbénou de lever un coin de voile sur la version officielle.
« Il est revenu après audit des services de ministère de l’Economie et des finances le constat d’une incinération des souches de tickets et de la dissipation des pièces comptables ». Mais en croire le ministre, il y a eu beaucoup d’amalgames autour du dossier et beaucoup de thèmes employés par certaines grandes personnalités du pays sur cette affaire ne sont point justifiés. A l’en croire, la perquisition du domicile du maire Lehady ne fait aucunement suite à la procédure administrative qui a conduit à sa suspension au poste du maire de la ville de Cotonou pour deux mois. « Il s’agit d’une procédure d’enquête policière qui a amené les éléments de la police à perquisitionner le domicile du maire. Tout s’est fait selon le code de procédure pénal actuel, celui en vigueur » a complété le ministre.
« Autre élément c’est la volonté réitéré du maire Léhady de quitter le territoire national » a laissé entendre Joseph Djogbénou, ministre de la justice. Aussi est-il revenu sur l’utilisation abusive du mandat dit de perquisition qui serait exigé au domicile du maire suspendu. Selon le code de procédure qui est appliqué dans notre pays, il y a quatre (4) types de mandat et le mandat de perquisition n’a jamais existé dans notre code pénal. Dans ce cas précis, l’officier enquêteur n’a donc pas besoin d’un mandat a expliqué Joseph Djogbenou. Il est à noter que la même perquisition est projetée pour être faite également dans le bureau du maire Léhady Soglo à l’hôtel de ville.
Julien AKPLAKA











