La campagne électorale pour la présidentielle 2026 est lancée depuis ce vendredi 27 mars. Le duo de la majorité au pouvoir Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata a réussi à drainer une impressionnante foule en ce début de campagne dans le grand septentrion.
C’est par la ville de Kandi, au nord du pays, que le coup d’envoi de cette campagne a été donné par le duo de la majorité présidentielle. Un choix stratégique qui témoigne de la volonté du candidat d’aller à la rencontre des populations qui se croient oubliées et éloignées des autorités étatiques. Au stade Saka Kina, point de ralliement de cette première étape, des milliers de militants, sympathisants et curieux ont répondu à l’appel. Une atmosphère d’effervescence rarement observée en début de campagne est visible. Le candidat Romuald Wadagni a manifesté sa reconnaissance envers les populations pour leur chaleureux et bon accueil. L’homme dit bien connaître Kandi pour y avoir séjourné et mené des actions pour soutenir la jeunesse. Après cette entrée en matière réussie, la dynamique s’est poursuivie dans d’autres localités, notamment à Banikoara, où la mobilisation est restée aussi impressionnante. Partout où le cortège du duo passe, les populations sortent massivement et lui manifestent leur soutien. Chants, danses et slogans à l’honneur de Wadagni, illustrent cette adhesion à sa cause. Un engouement manifeste qui est palpable. Au-delà de l’ambiance festive, c’est un véritable message que ces mobilisations expriment. C’est la rupture avec l’indifférence et le manque d’intérêt des populations observés lors des dernières élections générales. Avec ce changement d’attitude, il y a de fortes chances pour atteindre un taux de participation élevé lors du scrutin du 12 avril 2026. Car, la dynamique actuelle est de réaliser un taux de participation largement au-dessus de celui réalisé en Janvier 2026 lors des élections législatives et communales. Dans la tête des béninois et de beaucoup d’observateurs, les dés sont déjà pipes avant même le vote. Beaucoup célèbrent déjà la messe de requiem du candidat du camp opposé, le duo Paul Hounkpê et Judicaël Hounwanou. Complètement isolé et absent sur tous les fronts pendant que les soutiens au duo de la majorité au pouvoir s’enchaînent l’un après l’autre, gagner la présidentielle dans avec un tel tableau comparatif, parait illusoire pour Paul Hounkpê et son collistier.
Une base solide autour de Wadagni-Talata
Sur le terrain, Romuald Wadagni bénéficie non seulement du soutien des deux plus grands partis politiques du pays (l’Union progressiste le Renouveau et le Bloc républicain), mais aussi, il est porté par une multitude de mouvements de jeunes et de grands leaders politiques. Avec la vague de soutiens à laquelle l’on assiste, il garde de sérieuses chances pour plier l’élection dès le premier tour. Les différentes étapes déjà parcourues révèlent une maîtrise de la situation et un contrôle total sur les électeurs. Une campagne maîtrisée sans doute qui est le résultat d’une base solide construite autour de sa candidature par les différents soutiens. Pour certains militants, la victoire du duo ne serait plus qu’une formalité à accomplir, tant l’adhésion populaire paraît forte.
Les pauvres, comme priorité.
Dans ses différentes interventions, le candidat n’a pas manqué de rappeler ses priorités. Déterminé à lutter contre l’extrême pauvreté, il s’est engagé à être d’abord « le président des pauvres » et à œuvrer pour un développement inclusif. Son ambition, dit-il, est de ne laisser aucun Béninois au bord du chemin. Alors que la campagne ne fait que commencer, une certitude s’impose déjà, la mobilisation autour du duo Wadagni–Talata est bien réelle. Si cet engouement se traduit dans les urnes le jour du vote, le match sera définitivement plié dès le premier tour avec un large taux de participation.



