À l’occasion de la Journée mondiale du rein organisée il y a quelque temps par la Société béninoise de néphrologie, les spécialistes de la santé ont invité les populations à opter pour la prévention et le dépistage précoce. En parfaite illustration, une campagne de diagnostic gratuite a été initiée.
Axée sur le thème « la santé rénale pour tous, prendre soin des personnes et protéger la planète », la Journée mondiale du rein dont la célébration a eu lieu à Ouidah le 14 mars 2026 a particulièrement permis de dépister gratuitement la maladie rénale chronique chez les adultes et les enfants. Le président de la Société béninoise de néphrologie (Sobeneph) a justifié une telle initiative : « La prévention et le dépistage précoce sont des actions essentielles pour protéger la santé des populations… » a-t-il laissé entendre précisant que le dépistage précoce de la maladie et la prévention permettent d’éviter le piège de la dialyse. Dépister tôt la santé rénale reste un engagement du monde néphrologique et surtout de la Société béninoise de néphrologie, a plaidé le Professeur Ubald Assogba. « Nous devons renforcer la résilience du système de santé et garantir un accès équitable aux soins pour tous, notamment pour la population la plus démunie. Dans cette dynamique de soins, la Société béninoise de néphrologie a choisi d’organiser cette activité de sensibilisation et de dépistage cette année dans la localité de Ouidah. La dialyse est un drame, un danger. Le coût de la dialyse varie entre 8 et 10 millions par année et par patient, d’où la nécessité vraiment de mener un large programme pour éviter d’aller vers l’insuffisance rénale phase terminale et donc la dialyse », a relevé Ubald Assogba.
Des défis à relever
De nombreux défis restent à relever. Il s’agit de l’extension de la prise en charge financière de la dialyse aux populations, du développement de la dialyse péritonéale, de l’ouverture d’autres centres de dialyse à l’intérieur du Bénin et enfin du développement de la transplantation rénale. «..Le meilleur traitement reste la prévention. C’est pourquoi nous recommandons d’avoir une bonne hygiène de vie… » a conseillé le directeur départemental de la Santé de l’Atlantique, Victor Kokouvi. Il poursuit : «…La prévention et le dépistage précoce restent les meilleures solutions de lutte contre la maladie rénale chronique… » Le gouvernement, conscient du fait que de nombreux Béninois souffrent de la maladie du rein , souvent de manière silencieuse jusqu’à des stades avancés, a entrepris des actions significatives pour améliorer la prévention et le traitement des maladies rénales notamment à travers l’élaboration de référentiels de soins par l’Autorité de régulation du secteur de la santé. On note aussi le renforcement des infrastructures de santé, la construction de nouveaux centres de santé, de nouveaux centres de dialyse, du centre hospitalier international de Calavi, qui comprend un pôle néphrologique dédié à la néphrologie et à la biologie, avec l’ambition d’introduire la transplantation rénale sur place, réduisant ainsi les dépendances à la dialyse et les coûts associés. « Ces outils visent à améliorer la qualité des services de santé, y compris la prise en charge des maladies rénales en assurant des pratiques conformes aux standards internationaux », a-t-il ajouté. L’Association dialyse vie du Bénin (Adv-Bénin) dont la délégation a pris part à la cette célébration à Ouidah continue de faire son plaidoyer en faveur de la prise en charge intégrale de tous les patients. La participation de l’Adv à cette manifestation a été une occasion pour l’Organisation de témoigner de sa gratitude à l’égard de ses partenaires dont « pharma for all », « Hemax », « Fifa », « B Braun » et « Peb ». Grâce à leurs apports sous diverses formes, l’Adv assiste ses membres et prend part à des rencontres vitales pour le mieux-être des patients.
Mohamed A


