L'association des Sages-Femmes du Bénin marque un grand pas dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. C'est de sa coopération avec les partenaires technico-financiers qu'est né le projet « Les sages-femmes sauvent des vies ».
C’est un projet qui ne couvre que la zone sanitaire Pobè – Adja-Ouèrè – Kétou mais qui est déjà perçu comme un gros coup frappé par l’Association des sages-femmes du Bénin. Intitulé « Les sages-femmes sauvent des vies », ledit projet a été lancé ce mercredi à la mairie de Pobè, en présence du Directeur Départemental de la Santé de l’Ouémé-Plateau, du maire de Pobè, des représentants des partenaires techniques et financiers, ainsi que des membres du personnel médical de la zone cible.
L’Association des sages-femmes du Bénin, créée en 1990, vise à préserver la vie des femmes donneuses de vie et des nouveau-nés. Comme le rappelle l’hymne des sages-femmes qui a rythmé la cérémonie de lancement, le combat est “d’éviter la mort à celles qui donnent vie“. Et pour remporter cette bataille, la Présidente de l’association, Laurence Monteiro a invité ses paires à « changer de comportement, en faisant des efforts pour montrer leur disponibilité et en offrant des services de qualité aux bénéficiaires ». C’est d’ailleurs pourquoi le creuset entend faire du renforcement des capacités des sages-femmes, agents clés de la maternité, l’une de ses priorités.
Que retenir du projet ?
Le projet « Les sages-femmes sauvent des vies » est le fruit de la collaboration entre l’Association des sages-femmes du Bénin et ses partenaires techniques et financiers. Il s’agit entre autres de l’Association canadienne des sages-femmes, du gouvernement canadien à travers “Affaires mondiales canadiennes” et de l’ONG Cuso internacional qui intervient dans quatre pays africains (Éthiopie, République Démocratique du Congo, Tanzanie et Bénin). Ce sont au total près de 13 millions de dollars canadiens déboursés par ces organismes pour “contribuer au renforcement de la qualité et de l’accès aux soins offerts par les sages-femmes“. Dans ces pays bénéficiaires, on n’enregistre pas moins de 300 mille décès liés à l’accouchement par an, soit environ 800 cas par jour de naissance. Au Bénin ce chiffre s’élevait à 397 cas de décès sur 100 mille naissances en 2006. C’est dans le souci d’amoindrir les risques de décès des mères et/ou de leurs nouveau-nés que ses organismes s’investissent pour améliorer les soins de santé à travers trois points essentiels : la formation des sages-femmes, la mise à disposition des équipements et la collaboration avec les institutions du secteur de la santé.
Les bénéficiaires du projet se sont dits satisfaits de l’intérêt dont ils ont bénéficié tout en promettant aux donateurs de les aider à atteindre leur objectif. La prochaine bataille de l’Association
des sages-femmes du Bénin est désormais d’élargir le projet aux autres communes et départements du Bénin.
Herman Ahouandé


